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Dans la foulée du rapport Prêt pour l’IA du Conseil de l’innovation du Québec, Monique Brodeur, présidente du Conseil supérieur de l’éducation, a participé au panel intitulé « Comment se préparer au virage IA? » de l’édition 2024 de l’AQUOPS.
Le panel, composé également de Mme Anne Nguyen, directrice responsable de l’IA au Conseil de l’innovation du Québec, Mme Nathalie Germain, directrice générale du soutien stratégique et de la gouvernance du numérique au ministère de l’Éducation du Québec (MEQ), Mme Natalia Cruz Currea, coordonnatrice, gouvernance des données et accompagnement de l’intelligence numérique, aussi au MEQ, visait à expliquer les grandes orientations du rapport.
Voici un résumé des réponses de la présidente du Conseil aux questions posées par l’animateur Normand Brodeur, directeur Innovation, développement pédagogique et RÉCIT.
Bien que cela fasse des années que l’IA existe et qu’elle fasse partie de notre vie, nous pouvons affirmer que l’arrivée de robots conversationnels tel Chat GPT est venue bouleverser l’imaginaire et la compréhension de l’IA : certains y voyant la solution à tous nos problèmes alors que d’autres s’en méfient au plus haut point. Selon vous, quelle analogie réussirait à mieux décrire votre perception de l’implantation de l’IA dans la sphère publique au Québec ?
Les transports motorisés, tels l’automobile, car ils partagent plusieurs points avec l’IA :
5 grands axes sont développés dans le Rapport Prêt pour l’IA, à savoir encadrer, anticiper, former, propulser et positionner. Selon vous, quelle est la place accordée au volet Formation et Éducation ?
Il s’agit d’une place fondamentale. En effet, un des grands constats du rapport est que la formation initiale et continue est déterminante pour une utilisation responsable de l’IA. L’ampleur du chapitre 3, qui porte sur la formation de la nation afin que tous les Québécois profitent de l’IA et en fassent une adoption responsable, en témoigne.
Vous êtes une des artisanes du grand volet éducation du rapport. Le Conseil supérieur de l’éducation mène-t-il des travaux sur l’IA en éducation?
Depuis plusieurs années déjà, le Conseil se préoccupe du numérique en éducation. Ainsi, il a produit différents documents sur le sujet :
De plus, il lancera ce 24 avril à l’UQAM un rapport conjoint avec la Commission de l’éthique en science et en technologie sur l’impact de l’IA générative en enseignement supérieur.
Quels sont les défis particuliers auxquels seront confrontés les éducateurs et les administrateurs scolaires au Québec dans l’adoption de l’IA en éducation, et quelles ressources et formations supplémentaires pourraient être nécessaires pour les soutenir efficacement ?
Parmi les défis majeurs identifiés dans le rapport, il y a le rehaussement de la littératie numérique et de l’IA de l’ensemble de la population, de même que son utilisation responsable.
Un défi additionnel, mais non présent dans le rapport, est l’adaptation des pratiques évaluatives, pour éviter la tricherie et un désengagement de l’élève de ses apprentissages. Cela implique de redonner toute son importance à la signification des apprentissages.
Quant aux ressources et aux formations supplémentaires, il importe de poursuivre l’exercice de cartographie de l’offre de formations et de ressources existantes, afin d’identifier les manques et de les combler.
Si on se reparlait à l’AQUOPS 2025, qu’est-ce que vous aimeriez voir s’accomplir lors de la prochaine année ?
Par rapport à ce qui touche la formation :