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La Révolution tranquille a vu l’établissement d’un très grand nombre de structures au nom de l’accessibilité à l’éducation et aux études supérieures, dont la création du Conseil supérieur de l’éducation (CSE), le 13 mai 1964.
À la fondation de ce dernier, le ministre de l’Éducation, Paul Gérin-Lajoie, répète dans les journaux qu’il « constituera en quelque sorte une commission d’enquête permanente sur les problèmes d’éducation ». Ainsi, pour Jean-Marie Martin, son premier président, le Conseil « doit être en permanence ce que fut la commission Parent de façon passagère ».
Pour jouer son rôle, il est impératif que le CSE soit représentatif du monde de l’éducation et, plus largement, de la société. Le rapport Parent l’avait prévu, et recommandait qu’il soit composé en conséquence : « Pour remplir efficacement ses fonctions, le Conseil devra être assez nombreux pour être représentatif, assez restreint pour travailler dans l’unité. »
Les premiers membres du CSE, comme ceux qui y siégeront par la suite, sont triés sur le volet au terme d’un rigoureux processus de nomination. La sélection des membres s’est transformé au rythme de l’évolution de la société : par exemple, la parité hommes-femmes est désormais incontournable, ainsi que la présence de personnes issues des communautés autochtones et des communautés culturelles. Aujourd’hui comme en 1964, le CSE peut compter sur des membres chevronnés et engagés.
En témoigne l’appréciation de Guy Rocher, membre de la Commission Parent : « Depuis sa création jusqu’à aujourd’hui, le Conseil n’a pas cessé de rendre publique une impressionnante série d’avis, d’études, de rapports annuels d’une très grande richesse […] [et il] exerce la responsabilité d’informer et éclairer non seulement les décideurs mais au moins tout autant l’opinion publique, en toute liberté et en toute objectivité, sur l’évolution et les grands enjeux de l’éducation. »