13/10/2020

Portrait de membre : Commission de l’éducation préscolaire et de l’enseignement primaire

Michelle Fournier a mené une fructueuse carrière dans le monde de l’éducation. Un diplôme de 3ième cycle et une maîtrise en gestion de l’éducation et de la formation, un certificat en relations industrielles et un baccalauréat en orthopédagogie l’ont préparée à relever de nombreux défis et à assumer plusieurs fonctions : orthopédagogue, conseillère pédagogique, directrice d’écoles primaires, directrice des ressources humaines et directrice générale d’une commission scolaire. Le soutien aux élèves et aux familles vulnérables, comme ceux issus de l’immigration, de même que l’inclusion des élèves en difficulté dans les classes ordinaires ont toujours été au cœur de ses préoccupations et de ses actions. Cela n’est sûrement pas étranger au fait que, depuis juillet 2019, elle est conseillère spéciale en éducation à la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, présidée par Mme Régine Laurent.

Forte de ces expériences riches et diversifiées, Mme Fournier poursuit un second mandat au Conseil supérieur de l’éducation, dont elle est membre depuis 2014. Depuis 2017, elle préside la Commission de l’éducation préscolaire et de l’enseignement primaire à laquelle a été confiée la préparation de l’avis intitulé Le bien‑être de l’enfant à l’école : faisons nos devoirs paru en juin 2020. Selon Mme Fournier, cet avis, bien que principalement rédigé avant la pandémie, éclaire plusieurs enjeux présents dans les écoles que la crise a exacerbés.

Les travaux menés dans le cadre de cet avis renforcent la conviction de Mme Fournier quant à l’importance de maintenir les écoles ouvertes et, pour ce faire, de poursuivre la collaboration entre le personnel scolaire, les familles, la collectivité et les instances décisionnelles. À son avis, il ne fait aucun doute que la présence physique des enfants à l’école est un facteur de protection pour leur bien-être et leur santé mentale. L’école est un lieu privilégié d’acquisition des compétences sociales et émotionnelles, éléments clés du bien-être des enfants, leur fournissant des outils pour se protéger, s’affirmer, gérer leurs émotions et leurs inquiétudes. Quoi de plus important dans le contexte actuel? L’école est un lieu d’apprentissage, mais aussi de socialisation dont les enfants ont particulièrement besoin en ce moment.

Cela demande une intervention bienveillante de la part des adultes. Le bien-être à l’école nécessite le développement de compétences sur le plan social et affectif pour l’ensemble du personnel scolaire qui interagit avec les enfants : personnel enseignant, du service de garde en milieu scolaire et les directions d’école. Comme le soulignait le Conseil, il est important d’agir sur le développement des compétences sociales et émotionnelles des enfants et du personnel.

Enfin, Mme Fournier rappelle que les enfants qui ont besoin d’une aide particulière doivent pouvoir y avoir accès dans leur milieu scolaire au moment opportun. Dans le contexte actuel où la demande d’aide psychosociale peut être à la hausse, il faut s’assurer de la disponibilité des ressources professionnelles et techniques et de leur utilisation optimale afin d’accompagner le personnel scolaire et de venir en aide aux enfants en classe ou au service de garde scolaire.


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