05/09/2014

Message du Conseil supérieur de l’éducation à l’occasion de la Journée internationale de l’alphabétisation

Il y a un an, en rendant public son avis Un engagement collectif pour maintenir et rehausser les compétences en littératie des adultes, le Conseil supérieur de l’éducation exprimait sa vive préoccupation devant le nombre considérable d’adultes québécois ayant un niveau insuffisant de compétence en littératie. Le 8 septembre 2014 étant la Journée internationale de l’alphabétisation, le Conseil lance de nouveau un appel à la mobilisation concertée des pouvoirs politiques de même que du milieu communautaire et des milieux du travail, de l’emploi, de la santé, de la culture et de l’éducation.

« La recommandation que faisait le Conseil en 2013 demeure donc des plus pertinentes. Le gouvernement doit faire du maintien et du rehaussement des compétences des adultes ayant un faible niveau de littératie une priorité nationale, inscrite au cœur d’une politique gouvernementale d’éducation des adultes actualisée, qui s’appuie sur tous les processus de formation et d’apprentissage, qu’ils soient formels, informels ou non formels, et de voir à la mise en place de voies de mobilisation et de coordination nécessaires à la conjugaison des actions. Les retombées sociales d’un niveau suffisant de compétences à l’écrit des adultes se traduisent de multiples façons : leur effet se distingue non seulement par l’estime de soi et la participation active aux décisions qui orientent le développement de la société, mais elles portent aussi sur la persévérance scolaire des enfants, notamment en raison d’un rapport plus étroit de leurs parents à la culture de l’écrit », a déclaré le président du Conseil, M. Claude Lessard.

La Journée internationale de l’alphabétisation 2014 a pour thème Alphabétisation et développement durable. « L’enjeu du rehaussement et du maintien des compétences en littératie des adultes revêt donc la plus grande importance. Il y va non seulement de leur pleine participation au développement économique, social et environnemental du Québec, mais aussi de leur accès plus équitable aux bénéfices collectifs du développement durable », a conclu M. Lessard.


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