Conseil supérieur de l'éducation
 
Au-delà des discours : des priorités en ÉDUCATION AU QUOTIDIEN

 

Le 1er juin dernier, le Conseil supérieur de l’éducation tenait son assemblée plénière sur le thème : Le rôle de l’État et les priorités en éducation pour la prochaine décennie. À cette occasion, les membres du Conseil et de ses commissions ont assisté à des conférences et participé à des ateliers portant sur le thème du rapport sur l’état et les besoins de l’éducation. Grâce au bilan présenté par Mme Saint-Pierre, les participants et participantes ont aussi pris connaissance de l’ensemble des activités du Conseil et de la contribution de chacune des instances à ses productions.

 

Des conférenciers qui alimentent la réflexion

D’entrée de jeu, M. Claude Corbo a fait part de l’avancement des travaux du comité qu’il préside, responsable de la préparation du rapport 2000-2001 sur le rôle de l’État en éducation qui sera déposé au ministre de l’Éducation en décembre. Cette présentation a servi de base à la réflexion en ateliers qui ont eu lieu par la suite et qui portaient sur les priorités en éducation.

Quatre conférenciers ont partagé leurs réflexions sur différents sujets de l’éducation. M. Jean-Pierre Proulx a tout d’abord traité du niveau de satisfaction à l’égard du système scolaire, tant dans le public en général que chez les parents d’élèves. Il a abordé de façon particulière le rôle des médias dans la construction de l’opinion publique sur l’éducation. Mme Gretta Chambers a, pour sa part, abordé les préoccupations spécifiques de la communauté anglophone en matière d’éducation. Elle a rappelé que, bien que cette communauté ne représente que 10 % de la clientèle, les services doivent être dispensés sur toute l’étendue du territoire québécois, ce qui crée par le fait même une problématique particulière. En l’absence de M. Paul Inchauspé, Mme Céline Saint-Pierre a livré à l’auditoire la conférence de ce dernier. À l’instar du rapport des États généraux sur l’éducation, M. Inchauspé insiste sur la nécessité de revoir la place de la formation professionnelle dans le système d’éducation. Il affirme l’importance que cette formation ne soit plus conçue uniquement pour les adultes, mais constitue une voie normale de scolarisation pour les jeunes plutôt qu’un cheminement d’exception comme c’est le cas actuellement. Finalement, M. Pierre Lucier a traité des grands enjeux stratégiques pour l’université, dans un contexte de mondialisation et d’utilisation des nouvelles technologies de l’information et des communications.

 

Des ateliers qui témoignent des préoccupations majeures en éducation

Réunis en huit ateliers, les membres du Conseil et de ses commissions ont échangé sur les priorités en éducation et ont identifié des préoccupations qui devraient être inscrites à l’ordre du jour du prochain comité du rapport annuel 2001-2002 sur l’état et les besoins de l’éducation. Ils souhaitent que ce comité porte une attention prioritaire à des préoccupations liées aux fondements du système d’éducation ou jugées essentielles à son bon fonctionnement. Soulignons que ce rapport s’inscrira dans la suite du rapport 2000-2001.

Ces préoccupations fondamentales touchent les trois objectifs suivants :

  • assurer l’égalité des chances pour tous, tant sur le plan de la réussite éducative que sur celui de l’accès aux services de formation en région;
  • veiller à ce que la mission première des institutions d’enseignement soit toujours centrée sur une réussite éducative plus large que ne le suppose une reddition de comptes fondée sur le seul taux de diplomation;
  • promouvoir la formation continue tout au long de la vie comme un des fondements de l’éducation dans une société du savoir.

À ces préoccupations fondamentales s’en ajoutent deux autres jugées essentielles au développement de l’éducation au Québec, soit le soutien à l’implantation des réformes de même que le recrutement, la formation et le perfectionnement du personnel enseignant. Enfin, les membres de plusieurs ateliers ont souligné l’urgence d’apporter les correctifs nécessaires au système d’éducation afin de rendre la formation professionnelle accessible aux jeunes comme une voie normale de formation dans une perspective de diversification du dernier cycle du secondaire.

Les ateliers ayant donné lieu à des échanges riches et fructueux, nous avons voulu en transmettre les grandes lignes aux lecteurs de Panorama. Au-delà du discours, les participants et les participantes ont fait part de certaines des préoccupations de ceux et celles qui vivent l’éducation au quotidien.

Panorama • Volume 6, numéro 3 • Novembre 2001

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